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Archive for the ‘Nouvelles’ Category

Il est certes heureux de vivre le verre à moitié plein, car c’est la preuve que la conscience voit toutes les petites ou grandes choses qu’elle reçoit, de jour en jour, d’instant en instant ; qu’elle continue à voir « ce qui va » au cœur même du difficile.

Un jour, un saut dans le vide se produit et nous commençons à découvrir qu’il n’y a pas de verre.

Ce jour là, nous commençons à retourner à la vision que nous sommes en quittant la vision que l’on a « de ». Notre pratique consiste à quitter »moi » pour être ce que nous sommes « Je ». Nous savons que nous marchons vers cet instant où nous dirons à nos frères nous aussi : « Que faire, ô chrétiens.. si nous sommes chrétien ; que faire ô védântins si nous suivons la voie de la non-dualité, que faire ô hindous, si nous sommes hindou etc »

 

comme Rumi en son temps :

« Que faire, ô musulmans ? Car je ne me connais pas moi-même.
Je ne suis ni chrétien, ni juif, ni guèbre, ni musulman ;
je ne suis ni d’Orient, ni d’Occident…
Je ne suis ni de terre, ni d’eau, ni d’air, ni de feu …
Je ne suis ni de ce monde , ni de l’autre, ni du paradis ni de l’enfer,
je ne suis ni d’Adam, ni d’Eve…
Ma place est d’être sans place, ma trace est d’être sans trace ;
ni corps ni âme,  j’appartiens à l’Aimé…
Un seul je cherche, Un seul je sais, Un seul je vois, Un seul je appelle.
Il est le Premier, Il est le Dernier, Il est le Manifesté, Il est le Caché …
enivré de la coupe de l’amour, je n’ai que faire des deux mondes ;
je n’ai d’autre fin que l’ivresse et l’extase.

 

Paul Galbraith – Chaconne BWV 1004, Partita No. 2 D minor – YouTube

 

Belle semaine

François

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L’enseignement spirituel, quel qu’il soit, n’a pas pour fonction de nous faire raisonner, il est là pour nous faire résonner.

Ce n’est pas un jeu de mots. Les différentes formes prises pour transmettre le monde spirituel : religions, voies, pratiques – s’adressent à des consciences qui résonnent à des formes spécifiques. Celui, celle qui se trouve sur telle ou telle voie, non pour s’embellir au yeux du monde et à ses propres yeux, mais pour se rapprocher de l’Aimé, du Soi, est comme un instrument de musique entre les mains d’un grand instrumentiste. Cette voie particulière tire de lui, d’elle, le son le plus parfait de l’instrument qu’il est ici/maintenant, oui tel qu’il est et ce point est fondamental ; c’est toujours de là où nous sommes que se fait le pas suivant. Et plus il, elle, chemine sur cette voie unique qui lui correspond, plus il, elle, résonne finement et profondément. La pratique de la voie augmente peu à peu la qualité de résonance et la qualité de résonance augmentant, des sons transmis par la voie, jusqu’alors non perçus, font vibrer cette conscience et modifient ses perceptions, augmentent sa capacité à voir et à vivre les évènements rencontrés, à passer du « tout m’arrive » au « tout arrive ». Cette ouverture au réel convertit peu à peu la conscience : la retourne sur elle-même. Elle qui ne se connaissait jusqu’alors que dans le goût du mouvement « vers » se découvre en un retour à Elle-Même. Cercle vertueux s’il en est.

Au contact de disciples d’autres voies, l’œil se décille. Lui qui ne voyait que la différence des voies, des pratiques et des formes transmises, il devient ce par quoi l’union se fait dans le goût de ce qui résonne, indépendamment des moyens mis en œuvre pour faire « sonner ».

Sa confiance ne s’enracine plus dans l’espérance d’obtenir ce qu’il, elle, souhaite pour soi, ou pour l’autre. La confiance devient peu à peu confiance en ce qui survient, puis, un jour, la conscience entrevoit un autre pas à franchir : ce qui survient devient source de confiance, non parce que ce qui survient correspond à notre idée du bon, du beau, du bonheur, mais parce-que notre cœur s’efforce de vouloir ce qui est, sachant que ce qui est survient pour le conduire au-delà de ce qui, en lui, est accessible à la souffrance. Pour le conduire au-delà de la dualité qu’il a voulu pour exister (pour sortir de l’Origine).

Le film de notre vie perd peu à peu son statut causal. Le « quitter » les vécus passés devient quitter des goûts ici et maintenant, sans besoin du film qui les a révélés. Nous découvrons alors que nous pouvons tout connaître du film sans faire ce saut dans le vide qui consiste à quitter ce que ce film a révélé, en nous, de nous, nous qui croyions jusqu’alors que le film était la cause de ce que nous sommes.  Nous découvrons le phénomène d’identification de la conscience à, nécessaire à l’apparition du « moi ». Pas d’identification, pas de « moi » ; juste « Je ». Nous découvrons que par le phénomène d’identification nous nous sommes connus jusqu’à aujourd’hui, uniquement en tant que « je suis ceci, cela » et son corollaire : « tout ceci m’est arrivé puisque tout est arrivé à « je suis ceci, cela ».

A cet instant une grâce essentielle nous est offerte si notre cœur l’accueille : connaître le goût de « je suis ceci cela » et le goût de « Je (suis) », le goût du « passer de tout ceci m’est arrivé » au goût du « tout ceci est arrivé », et dé-couvrir que ce passage d’un état à un autre ne nécessite la connaissance « d’aucun film ». C’est juste un saut dans le vide. Le rien causal, nous plonge au cœur du « vide de moi où éclot la plénitude d’être ». Alors ces goûts deviennent le chemin, la pratique, et le but, dans l’instant.

 

Thomas Tallis – Magnificat – YouTube

 

Belle semaine

François

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François MALESPINE – Je suis né…et maintenant ? Chercher le sens, découvrir l’essence. Accarias-L’Originel. 2018. 128 pages. 14.50euros.

François MALESPINE - Je suis né...et maintenant

Depuis que nous sommes nés, le monde que nous observons, le monde que nous vivons, et le monde que nous sommes, ont peu à peu pris forme à partir du regard, du perçu, du ressenti et du penser des autres.
 Le « Tu ES Cela » écrit en majuscules et désignant l’Origine, est devenu : « tu es cela/corps/psychisme » en minuscule.
 « Je » impersonnel, vierge de toute histoire, sans contour donc sans limite, sans plus ni moins, est devenu «je suis moi », en s’identifiant à une forme, à une histoire, en agrégeant toutes sortes d’influences sociales, religieuses, raciales.
 « Je suis moi » est aujourd’hui notre identité, notre point de vue sur (opinions, croyances, appartenance). De cette «conscience/je suis moi» surgit le monde de la dualité, ce monde « de pleurs et de grincements de dents » que nous connaissons.
 Le défi pour chacun est de sortir de cette paresse d’un monde formaté, accepté et transmis, de démasquer « moi » jusque dans ses repères les plus secrets afin de découvrir que « Je » n’est pas « moi ». Que « Je » est simple « espace/énergie/Conscience », contenant tout sans avoir besoin de rien, source « de tout » et n’étant « rien ».
 Vacuité fraîche et lumière en soi-même.
 Alors, parfois, la vie toute simple et humaine, au lieu d’être avidité et consommation, devient dans tous ses aspects : célébration.

 Né en 1948, François Malespine fait les Beaux-Arts. Professeur en collège et lycée, il fait plusieurs expositions en France et aux Etats-Unis. En 1970, il effectue un voyage en Inde du nord. De 1975 à 1995, il suit l’enseignement d’Arnaud Desjardins. En 1997, long séjour à Arunachala. Il a déjà publié plusieurs livres.

 

Belle semaine

François

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Nous mettons sur ce que nous percevons ce en quoi nous nous reconnaissons ; ainsi de l’art, mais aussi de toutes formes vivantes ou non ; nous affublons l’image d’un parfum qui est nôtre. Et quand « moi » commence à s’estomper, son parfum nous quitte. Nous quittant ce parfum ne se projette plus et les formes perçues –idées, formes visibles, musiques etc… – qui nous faisaient vibrer, semblent éteintes.

De-même lorsque nous commençons à revenir à nous-même, ce nous-même se perçoit d’abord comme une dissolution, une disparition. Il semble qu’il ne reste rien, et de « ce » point de vue, c’est vrai ; et nous ne vibrons plus comme avant au contact du vu, perçu, conceptualisé, car nous projetons ce rien sur ce que nous voyons et rencontrons.

Puis une bascule s’opère et nous commençons à être ce rien. Enlevant ce que nous avions surimposé, nous dé-couvrons, la nature, la vacuité, l’auto-luminosité, la Paix et la vie intense de ce « rien » que nous sommes. Et cette nature est alors perçue et non plus projetée, partout où elle est manifestée : le manifesté est vu non plus dans son apparence, mais dans sa transparence ou non à sa véritable nature. Ainsi l’art sacré et l’art profane ne sont plus des distinctions intellectuelles ou esthétiques, mais un connu sans mot.

D’un bout à l’autre du chemin, nous ne résonnons qu’à ce que nous sommes, et ce son nous est renvoyé par « l’autre ». Aussi n’est-ce jamais l’autre que nous rencontrons mais nous-même, et ce toujours. La différence c’est qu’à un moment ce nous-même est le même en tout. S’il y a bien « Je » il n’y a plus « moi », et ce « Je » se dit là-bas comme ici. Le cheminement va de « moi » à « Je » et la pratique consiste juste à voir où est le curseur, sans vouloir qu’il soit ailleurs. Le goût que sa position révèle est cela même qui le fait changer de place.

Belle semaine.

François

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Nous avons été habitué à tout voir sous l’angle moral : « c’est bien, c’est mal », ou celui du devoir : « il faut, il ne faut pas ». La morale juge mais ne permet pas, loin s’en faut, de voir. Elle fusionne l’acte et l’organisme au travers duquel il se fait. Elle ne voit pas ce que l’acte nous révèle.

Résultat, l’humain oscille entre répression et ébrouement débridé, ou encore engagement tête baissée, le nez dans le guidon. Il ne regarde pas là où il faut.

Qu’est-ce qu’un acte ?

Comme tout ce qui manifeste le vivant, c’est une réflexion, une image réfléchissant sa source.

Et quelle est cette source ?

Presque toujours une conscience identifiée à un monde unique, hébergée dans un organisme unique qui, pour son malheur et celui des autres, ne la connaît pas et en est le jouet, tout en ressentant et pensant qu’il est le joueur !

Pour nous éviter d’entreprendre cette recherche vers la source, le monde nous propose des cases préétablies où nous n’avons plus qu’à ranger, classer, organiser nos actes. Monde de paresseux transmis consciencieusement afin que ce monde ne soit pas « dé-couvert » pour ce qu’il est.

Pour brouiller encore un peu plus notre vision, on nous conditionne à vivre l’acte comme une possibilité de modifier, d’obtenir, d’accomplir. Et même si cela n’est pas entièrement faux, on oublie de nous dire que l’acte est avant tout, au sens propre, un reflet. Et comme tout reflet, il nous montre ce qui s’y reflète.

Qu’est-ce qui s’y reflète ?

La plupart du temps « moi » et uniquement « moi », c’est à dire un psychisme formaté de façon unique, que l’acte soit égoïste, altruiste. Et là est le piège de la vision qu’on nous propose : on nous propose d’encenser ou de changer le reflet. C’est aussi idiot que ça.

Mais pour bénéficier pleinement de ce qu’il peut nous apprendre, il est nécessaire que nous voyons dans un premier temps l’acte à l’état latent, et, dans un deuxième temps, qu’on lui donne l’autorisation de nous apparaître tel qu’il est : un simple reflet de quelque chose que jusqu’ici nous n’avons voulu ni connaître ni voir : nous-même.

Cette autorisation donnée, le reflet peut jouer tout son rôle. Par lui commence l’entrée en connaissance du goût de ce que nous sommes. Jusqu’à cet instant, avec la morale, quelle soit conformiste ou anticonformiste, l’homme n’est que conformité à un appris accepté ou refusé, et il ne remet jamais en question sa vision formatée, résultat de oui-dires défendus ou combattus mais jamais vérifiés en leur source.

Si nous osons contacter le reflet, le reflet nous informe. Nous nous y reconnaissons dans la mesure même où nous nous ouvrons à son goût, au parfum qui en émane. Et ce parfum, ce goût, nous dit simplement « ici et maintenant, tu es çà ».

Mais « qui » est çà ?

« Qui » se croit bon si l’acte est bon, « qui » se croit mauvais si l’acte est mauvais, « qui » veut être bon ou au contraire méchant ? »

Le système moral, comme amoral, nourrit profondément la dualité, et nourrit et conforte toujours un moi issu d’un certain type de réactions face aux évènements, personnes et idées rencontrés.

Le reflet lui, nous donne accès à la conscience « source ». Accédant à cette conscience, le goût de son origine nous indique où se situe le curseur entre « moi » et « Je », deux sujets radicalement différents, non qu’ils soient deux : ils sont simplement l’expression d’une Conscience espace d’accueil en son Origine, pouvant se cristalliser en un « moi/point de vue » d’où surgit la dualité. Revenir chez soi, c’est simplement être témoin du curseur allant de « moi » à « Je ».

Le monde de la dualité a depuis toujours surgi de cette aliénation (au sens propre : devenir autre que ce que l’on est). Sans elle, la manifestation vit les formes multiples au travers d’un unique « Je » qui se décline en chacune des formes manifestées.

 

Vêpres monastiques russes – Choeur des moines du Monastère de l …

Belle semaine 

François

 

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          « Trop de gens cherchent en dehors d’eux-mêmes ; les uns croient au leurre de la victoire et des forces victorieuses ; d’autres aux traités et aux lois ; d’autres encore au renversement de l’ordre établi.

            En trop petit nombre, quelques-uns cherchent en eux-mêmes, dans leur être psychologique. Une minorité, trop faible encore, se demande si, en définitive, la meilleure façon de servir la société et les hommes ne serait pas de commencer chacun par soi-même, d’essayer d’abord et uniquement sur sa propre personne, dans sa propre économie interne, les réformes prêchées à tous les carrefours. »

Carl Gustave Jung

 

Belle semaine

François

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« l’image à l’aulne de l’intériorité »

L’image est au cœur de toutes les religions, car l’image est simplement langage particulier, une mise en forme. La parole elle-même est une image mise en mots.

Qu’elle soit dessin, peinture ou sculpture, voire notes de musique, elle est une épée à double tranchant : selon celui, celle, qui la manie, elle conduit chacun, soit à trancher le rêve en lequel il sommeille, le rêve produit par l’identification de sa conscience aux formes, soit elle le conduit à défendre au prix du sang ce même rêve, en identifiant la conscience à la forme, transformant un chemin d’éveil en machine à convertir ou à pourfendre « l’infidèle ». Pourtant, le : convertissez-vous, entendu partout depuis l’aube des temps, dit bien : « convertissez-vous » et non « convertissez-le, convertissez-la ».

 

Convertir : se retourner, changer de direction afin de ramener le point de vue « moi » en l’espace d’accueil inconditionnel appelé « Soi » qu’il EST.

L’image, transmise, écrite ou dessinée est destinée à nous conduire à réaliser la parole de Jésus :

 

« Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous délivrera » (Jn 8,32).

 

Oui, à condition toutefois de connaître le sens du mot grec qui a été traduit par vérité :

Arnaud Desjardins dans son dernier livre « LA PAIX TOUJOURS PRÉSENTE » fait remarquer :

« Il est intéressant de noter que ce mot « vérité », celle qui va nous rendre libres à en croire l’évangile, est la traduction du grec aletheia. Lethe, c’est le sommeil et l’oubli, la léthargie (souvenez-vous du fleuve Lethe dont la traversée fait oublier aux âmes des défunts leur existence précédente). Quelle que soit la mythologie, le mot grec Lethe implique une idée de sommeil et d’oubli. Et la lettre a est un privatif. Le mot traduit par « vérité » implique donc étymologiquement « non-sommeil et non-oubli ».

 

Ainsi, vous connaîtrez la vérité et la vérité vous délivrera peut se traduire :

 

« Vous ferez l’expérience du non-sommeil, du non-oubli, et cela vous délivrera ».

 

Comment se fait-il que nous l’ayons à ce point oublié ?

 

Pourtant dès le commencement, sur le mont Sinaï la réponse à Moïse est claire :

 

Moïse dit à Dieu :

 

« J’irai donc vers les enfants d’Israël, et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m’envoie vers vous. Mais, s’ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je? »

 

 Dieu dit à Moïse :

 

« Je suis celui qui suis. »

Et il ajouta :

 

« C’est ainsi que tu répondras aux enfants d’Israël :

Celui qui s’appelle « je suis » m’a envoyé vers vous. »

[…]

« Voilà mon nom pour l’éternité, voilà mon nom de génération en génération.… »

 

 Et « Je Suis » donne ce premier commandement, la clef de voûte de l’édifice :

 

           « Tu n’auras pas d’autres dieux que moi. Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces images, pour leur rendre un culte. »

 

        Pourtant c’est clair :

 

Tu n’auras d’autre Dieu que « Je Suis » !

 

Que s’est-il donc passé ?

 

Qui « imagine » ?

 

La conscience qui se fait une image de…

 

La conscience qui au lieu de « voir », « pense ce qu’elle ne voit pas ».

 

La conscience qui se prosterne devant un « là-bas » imaginé au lieu d’Être « ici », en ce qu’elle EST et que pour cette raison même, elle ne peut voir.

 

Un certain Jésus l’a dit très clairement :

 

« Soyez UN comme je suis UN avec mon père »

 

Ou encore comme le père Henri Le Saux en cette descente au soi du Soi :

 

       « tat tvam asi » « Toi aussi Tu es Cela »

 

« Expérience étonnante que celle des profondeurs de tout être…quand il arrive là où l’on ne peut plus dire je…et où pourtant il serait tout autant ridicule de se prendre pour le Divin ( Brahman)
[…]
Ultime démarche de l’esprit sur le point d’atteindre à la Réalisation Suprême…
et donc à son propre sombrement »

 

Oui, ne pas faire d’image et d’idole c’est simplement :

 

Ne pas chercher à l’extérieur, et par simple conséquence : ne pas se prendre pour le chercheur.

 

Utiliser le chercheur et ses outils (images, mots et perception « je suis celui qui cherche ») pour dé-couvrir non pas ce qui est recouvert, mais cela qui recouvre.

 

Dé-couvrir que celui qui cherche est cela-même qui recouvre.

 

Dé-couvrir que ce qui est séparé, apparemment « autre », demeurera aussi longtemps que le chercheur ne découvrira pas le « qui » cherche.

 

Ici est la conversion.

 

La conscience identifiée se retourne sur elle-même et se connaît.

 

Découvrant qu’elle recouvre elle s’efface et…se trouve.

 

Je lis à l’instant cette réponse de Ramana Maharshi, mise sur facebook par José Leroy :

 

Question : Quelle est cette conscience et comment peut-on l’obtenir et la développer ?

Bhagavan :

 

« Vous êtes « conscience ». « Conscience » est un autre nom pour vous. Du moment que vous êtes conscience il n’y a pas besoin de l’atteindre ni de la cultiver. Tout ce que vous avez à faire, c’est de cesser d’être conscient d’autres choses, c’est à dire de ce qui n’est pas le Soi. Si vous cessez d’y prêter attention, alors seule demeure la pure conscience, et c’est cela le Soi. »

           « Sois ce que tu es », éditions Maisonneuve .

 

L’image, le mot, la note, et la perception « je suis le chercheur » sont offerts au chercheur pour le mener au-delà de lui-même, avec son autorisation.

Mais s’il utilise l’image, le mot, la note, et la perception « je suis le chercheur » pour se donner une identité en laquelle il existe et affirme : « je suis moi », alors il devient l’origine d’un monde de pleurs et de grincements de dents.

 

▶ Antonio Vivaldi – Mandolin Concerti – YouTube

Belle semaine

François

 

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